|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Les COULEURS
I - Les modèles de représentation des couleurs
La Roue Chromatique
Si l'on s'interrogeait sur la manière de représenter graphiquement l'ensemble des couleurs du spectre, voici quel serait (ci-dessous) le moyen le plus simple de le faire:
|
|
|
 |
Dans cette représentation circulaire, chaque rotation de 60° nous donne une couleur que notre vocabulaire évoque de la manière la plus claire : le ROUGE, le JAUNE, le VERT, le CYAN, le BLEU, et le MAGENTA... on verra également que toutes sont des couleurs sont dites "Primaires", mais dans 2 "espaces colorimétriques" bien distincts, que l'on détaillera par ailleurs. Par contre, cette Roue Chromatique présente une règle absolue : les couleurs qui sont "diamétralement opposées" (ou séparées de 180°) sont appelées des "Couleurs Complémentaires" |
|
|
Mais cette représentation est beaucoup trop incomplète pour se faire une idée précise des couleurs qui nous entourent...
En effet, dans la Roue Chromatique (en bas, à G.), s'il est vrai qu'un mouvement allant de la circonférence vers le centre baisse l'intensité de la couleur ("Saturation"), on constate malgré tout qu'il en manque une grande quantité : les couleurs très sombres, les Gris presque neutres, etc...
|
|
|
 |
|
|
|
|
Si on avait représenté les couleurs par un spectre linéaire (en haut, à Dr.), avec l' axe vertical pour doser la "Luminosité", nous aurions cette fois les couleurs sombres et proches du Noir, celles qui sont proches du Blanc, mais nous ne pourrions plus représenter la "Saturation" (réduite) de ces mêmes couleurs (les Gris à peine teintés)...
Conclusion,: il est quasiment impossible de se satisfaire des 2 dimensions X et Y pour représenter les couleurs de manière précise, et une représentation tri-dimensionnelle est indispensable.
Le modèle TSL
Il existe plusieurs modèles de définition des couleurs utilisant une 3e dimension (ou 3 niveaux d'intervention) et nous verrons que Photoshop, par exemple, n'est pas dépourvu de possibilités. Celui qui est très couramment utilisé dans les principaux logiciels, est appelé le "Mode TSL",(ci-dessous) (Teinte/Satur./Luminosité), et possède un avantage énorme : celui d'être d'une immense clarté dans son fonctionnement:
|
|
|
|
 |
1- On sélectionne la couleur en "tournant" autour du spectre ("Teinte").
2- On définit son "intensité" pour se rapprocher soit de la couleur "vive", soit de la même couleur à peine nuancée ("Saturation")
3- On dose enfin la clarté pour cette couleur ("Luminosité")
Exemple :
un "marron" foncé est en réalité un "Orange" pour lequel :
- on baisse légèrement la Saturation (pour qu'il ne soit pas "vif")
- on baisse fortement la Luminosité (pour qu'il soit foncé)
|
|
|
|
Bien entendu, dans les interfaces graphiques de nos logiciels de retouche, il n'est nullement question d'une représentation "tri-dimensionnelle" de ce modèle. Pour la définition d'une couleur dans le "mode TSL", la simple présence des 3 réglages sous une forme "linéaire" (des curseurs, la plupart du temps) suffit amplement à comprendre le mécanisme.
|
|
|
|
|
II - Les espaces colorimétriques
Tout ce que nous avons vu jusqu'à présent n'est en réalité qu'une approche globale de la définition des couleurs ou de leur représentation. En effet, nous ne pouvons représenter à l'écran qu'une infime partie des couleurs qui nous entourent.
Autrement dit, les couleurs qui nous entourent (et que notre il perçoit) sont bien plus nombreuses que celles que notre écran est capable d'afficher... de fait, toutes les illustrations présentées sur ces pages le sont, bien évidemment, sous l'effet de cette limite.
En réalité, pour bien appréhender la question, il faut discerner 2 grandes familles de couleurs:
- il y a les couleurs qui nous entourent ("que notre il perçoit"), et qui proviennent de la LUMIÈRE : la "Synthèse Additive"
- il y a les couleurs qui "que nous reproduisons", par la peinture, la gouache, les encres d'imprimerie, et toutes formes de teintures : la "Synthèse Soustractive"
En quelques mots...
Voici les diagrammes (ci-dessous) qui représentes les différentes combinaisons de couleurs primaires pour chacun des deux sysèmes...
Ainsi , les "Couleurs primaires" sont :
On constate également que le principe de la "complémentarité" tel qu'on l'avait décrit dans la Roue Chromatique (couleurs diamétralement opposées) fonctionne également dans les 2 diagrammes. Ex : le CYAN est la "complémentaire" du ROUGE, le JAUNE est la "complémentaire" du BLEU, etc.
Il y a toutefois 2 notions supplémentaires qui apparaissent dans ces illustrations:
1 - la "complémentarité" est RÉCIPROQUE : le ROUGE est la "complémetaire du CYAN, et le CYAN est la complémentaire du ROUGE...
2 - la "complémentaire" d'une "couleur primaire" est la COMBINAISON DES 2 AUTRES COULEURS PRIMAIRES : ainsi,
- la "complémentaire" du BLEU est la combinaison du ROUGE et du VERT (qui donne du JAUNE dans le système ADDITIF)
- la "complémentaire" du JAUNE est la combinaison du CYAN et du MAGENTA (qui donne du BLEU dans le système SOUSTRACTIF)
NB: On verra par ailleurs que cette notion de "complémentarité" a une importance primordiale dans la retouche d'image.
|
|
|
|
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
la "Synthèse ADDITIVE" explique donc le phénomène traduit par les couleurs issues de la LUMIÈRE (on verra plus loin que les écrans ainsi que tous les affichages vidéo fonctionnent sur le même principe).
Dans ce système, le Blanc est le résultat de la somme de TOUTES LES COULEURS du spectre, tandis que le NOIR est obtenu par l'ABSENCE TOTALE de COULEURS.
Ce qui est plus "délicat" à comprendre pour les non-initiés, c'est que la combinaison du ROUGE et du VERT donne du JAUNE !... mais on verra comment cela fonctionne |
|
|
|
|
|
|
Cliquer sur les image pour une
description plus complète
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
la "Synthèse SOUSTRACTIVE" , elle, explique le phénomène des couleurs issues des ENCRES .
Dans ce système, cette fois-ci, c'est le Blanc qui est obtenu par l'ABSENCE TOTALE de COULEURS, alors que la somme de TOUTES LES COULEURS donne du NOIR.
La pratique nous démontre cette règle n'est pas si parfaite pour le NOIR : on peut voir dans le diagramme que la combinaison des 3 primaires C, M, et J donne un marron très foncé, mais qui, à l'évidence, n'est pas parfaitement NOIR ...
c'est la raison pour laquelle, en imprimerie, on utilise un 4e film supplémentaire pour le NOIR, en plus des 3 films Cyan, Magenta et Jaune, et qu'on par la "Quadrichromie". |
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
|
Le graphiste, lui...
est obligé d'appréhender le phénomène de la couleur sous 2 aspects biens distincts:
- il y a les couleurs...qu'il AFFICHE
- il y a les couleurs...qu'il IMPRIME
On verra dans les pages respectives des 2 synthèses que l'écran cathodique fonctionne selon un principe ADDITIF (le RVB, donc) et l'imprimerie selon un principe SOUISTRACTIF (le CMJN), en procédant par superposition des encres Cyan, Magenta, Jaune, et Noire....
Mais tout serait parfaitement simple si ces 2 espaces colorimétriques étaient semblables d'un point de vue "quantitatif"... autrement dit : si les 2 espaces possédaient un même nombre de couleurs dans leur spectre respectif.
Ça n'est malheureusement pas le cas (fig ci-dessous) car l'espace RVB est nettement plus étendu que l'espace CMJN.
|
|
|
|
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
En effet, en imprimerie, il nous est impossible de reproduire certaines couleurs qui existent et s'affichent bel et bien sur un écran cathodique.
On les appelle les
"Couleurs non-imprimables", et la gestion de celles-ci est une des difficultés majeures que l'on rencontre en retouche et en photogravure.
En plus, le passage d'une image en CMJN doit prendre en compte différents paramètres liés aux conditions d'impression. |
|
Nous verrons donc par ailleurs comment on gère cette problématique, et comment on définit nos conditions de travail dans Photoshop... ou plus précisément :
- quel interêt nous avons à utiliser tel ou tel mode de couleur, selon le travail que l'on a à faire sur l'image, notamment pour la retouche
- comment utiliser Photoshop pour qu'il affiche à l'écran la prévisualisation d'un autre Mode de Couleur que celui de l'image, sans qu'il convertisse véritablement.
- comment paramétrer Photoshop pour effctuer une conversion, en fonction du type d'impression....
|