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Cet article, c'est vrai, arrive un peu tard, et n'est pas ce que l'on appelle de "l'actualité actuelle"... Mais bon, en même temps, il annonce quand même que Christine Lidon entreprend de refaire de la scène après une longue interruption. Ça, c'est une information, et pour le coup, ça ne rend pas inutile un petit topeau sur les premiers essais, fût-il tardif...
En tous cas, en voilà une surprise qu'elle est bonne ! Christine LIDON qui, après un bref séjour en Suède pour enregistrer une série de nouvelles compos, interrompt momentanément ses travaux d'écriture pour se produire sur une petite scène en "Power Trio", et gratifier les privilégiés qui auront fait le déplacement d'une série de bonnes vieilles reprises "des familles", bien R'n'R étou étou !... Bien entendu, c'est son batteur fétiche Philippe Entrassangle et l'incontournable "FoFo" Fostinelli qui l'accompagneront dans cette aventure d'une soirée.
Et honnêtement, même si tout ça s'est fait dans l'urgence (3 ou 4 répètes auront suffi) et même s'il a fallu se heurter aux "impondérables" devenus "inévitables" (petite scène, sono capricieuse, etc), le résultat n'a pas été désagréable... Bien au contraire, de mon point de vue, c'est justement ce coté un peu "dilettante", "inachevé" qui donne du Rock'n'Roll ce qu'il a de meilleur : la spontanéité et l'accessibilité. .
Toujours est-il qu'en ce soir du 29 Mars, tous les ingrédients étaient réunis pour un bon vieux concert de R'n'R : belles guitares, retours défaillants, salle comble et titres "accrocheurs"... sélectionnés dans une palette des plus hétéroclites : de "Strychnine" (Sonics) à "Cannon Ball" (Breeders), en passant par "Hanging On The Telephone" (Nerves), "Fujiyama-mama" (Brenda Jackson) ou "I love Rock'n'Roll" (JoanJett)). Ce trio d'un soir a même poussé la difficulté jusqu'à se "customiser" une version aussi surprenante que cohérente de "Ruby Tuesday" (Rolling Stones).
Les morceaux s'enchainent devant une salle comble qui abandonnera rapidement sa "timidité", composée d'une bonne moitié d'habitués des lieux, et d'une autre moitié spécialement venue pour l'occasion. Et ces derniers furent pariculièrement inspirés car, même si Christine Lidon ne se produit pas aussi fréquemment qu'ils le souhaiteraient, les aficionados n'auront eu aucun regret : le même "timbre", la même fraicheur qui avait séduit tant de monde il y a longtemps déjà, mais avec le "métier" et l'aisance en plus... qui nous prouve que finalement, toutes ces années de travail n'auront pas été inutiles
"Fofo", lui, heureux comme un pape de sortir une demie-caisse Dusenberg flambante neuve pour la première fois, s'en sort comme un chef avec l'engin, montrant ainsi qu'il est définitivement "poly-instrumentiste" (et les spécialistes savent combien la formule du "trio" est délicate pour le guitariste !) et poussant le "luxe" jusqu'à chanter lui-même le remarquable et intriguant "Mambo Sun" de Marc Bolan.
Au final, le set est passé comme une lettre à la Poste... et en fin de concert, comme ça se produit dans toute bonne soirée roquérole qui se respecte, on a été gratifiés de quelques sympathiques "apparitions" (et "participations scéniques", bien entendu) supplémentaires : Pijon, maître des lieux, pour un "Get It On" de T.Rex et véritable "hymne aux seventies" s'il en est, mais surtout Joe Hell, chanteur d'Oberkampf, pour une honorable version de "I Wanna Be Your Dog" d'Iggy Pop et Alex Fohl pour le "CannonBall" des Breeders.
Bref... voir ou entendre dire que Christine Lidon écrit des chansons et que bon nombre obtient les faveurs des meilleurs représentant(es) de la "Chanson Française", c'est BIEN... la voir sur scène, fidèle au style qui'elle a cultivé depuis toute petite et nous montrer qu'elle reste définitivement une "rockeuse", c'est ENCORE MIEUX.
Dommage que beaucoup de niçois aient manqué à l'appel ce soir-là, même si "monsieur" Mathias Ciais, ex-chanteur d'Abject, nous a honoré de sa présence.
En résumé, une bonne soirée comme on les aime... et les absents, comme d'habitudes, auront eu tort.
Et on attends qu'un truc, c'est que cette "mise-en-jambes" aboutisse, que le travail continue, et qu'on revoit rapidement Christine Lidon sur les scènes qu'elle mérite, avec cette fois-ci ses compos et le show dont elle est capable.
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